Après cette longue interruption ayant eu pour but de remettre en état vos équilibres métabolique et psychique, c'est pour vous que je fais tout ça, j'ai après maintes sollicitations pris pour décision de me remettre à la tâche lourde et ingrate qu'est l'entretien de ce blog que même moi je ne lis pas.
Ce long brouhaha silencieux est également dû à un évennement majeur, que nous adolescents redoutons tous (sauf moi, trop fort je suis) et qui chaque année nous met dans un état de stress inouï. Durant cette période, nous ressentons l'horreur et la cruauté du châtiment de Sisyphe, ne comptez pas sur moi pour vous dire qui est ce type au nom si moche.
Passage chez le coiffeur, achats des fournitures et emplètes diverses dans le stress ambiant et l'inquiétude suprême de la rupture de stock de cahiers 24x32cm Tony Parker, Droopy ou je ne sais quoi d'autre (on n'arrête pas le progrès), l'annuel "haaannn maman tu m'as pris un agenda L'Etudiant de chez Quo Vadis, j'voulais un L'Etudiant de chez Hachete pass'k'il est beaucoup plus cher ! Haaannn c'trop la honte han !", auquel les dites mères, au lieu de contrecarrer l'invective d'un coup de fer à repasser sur les omoplates, optent ni vu ni col nu pour un "ouuiii mon chéri, on ira t'en acheter un autre !"... L'année prochaine.
Après l'achat du cartable hors de prix indentique à celui de l'année dernière (qui soit dit en passant est comme neuf).
Après les innombrables préparatifs divers et variés, la rédaction du si répendu sous-pseudo MSN "pffffaaannn lé vakanss son fini tro la loose ! :( :( :( :("
Après la dernière grasse mat'.
Bon, là, si vous n'avez pas deviné de quoi je parle, quittez mon blog, quittez votre femme, votre emploi, noyez votre chien ou votre chat, lacérez vos rideaux, briser votre vaisselle, quittez la France, devenez cosmonaute, partez pour une mission suicide visant à déterminer l'existence d'une trace de vie potentielle au fin-fond de votre fion et surtout N'EN REVENEZ PAS.
Pour les autres, vous gens civilisés, pour qui la culture occidentale n'a aucun secret et qui vous intéressez aux sujets aussi bien sociétaires que liberalistes, vous l'aurez compris, il s'agit bien évidemment de la rentrée scolaire annuelle (aussi dite "rentrée scolaire annuelle", a.k.a rentrée ou "retour au bahut" pour les intimes).
Pour beaucoup, même pour moi habituellement, ce jour maudit est une déchirure, une séparation forcée avec la douce oisiveté des vacances, dont la cicatrice met généralement du temps à cicatriser (environ un an). La rentrée de cette année (c'est-à-dire la rentrée 2009, pour ceux qui sont infoutus de lire la date de publication des articles ou qui croient que Spinoza est leur collègue de travail) a plutôt été pour moi une délivrance.
N'ayant pas parlé à un français autre que mes parents et ma soeur depuis deux semaines, je commençais à perdre l'usage de la langue, si bien que mes nouveaux camarades m'ont pris, à l'audition de mes grognements incompréhensibles, la bave au coin des lèvres, pour un réfugié politique suédois albinos.
Sans éxagérer, ça paraît court, mais on se sent vite seul.
Donc, arrivée dans un lycée que je ne connais pas, où se trouvent à l'intérieur des personnes prétendumment humaines de tout âge que je ne connais pas non plus, il y a de quoi être dépaysé.
Donc, un quart d'heure esseulé, à attendre qu'une bombe explose ou quoi que ce soit d'autre, puis s'ensuit un évennement pour le moins regretable.
"Y a un mec qui s'appelle Benoît ici ?"
Non, je ne connais pas de personne de ce nom là, non désolé, il est parti ce matin, une démengeaison au quatrième lombaire, truc de fou, franchement pas beau à voir.
"Ouais c'est moi pourquoi ?
- Alessia ! Ostéa, c'est luiiiii !"
Oui, c'était moi.
Alessia est ma camarade de première L, l'inverstigatrice s'appelle Margaux, première ES. Deux nanas fort sympathiques, eh oui tout peut arriver. Pour n'oublier personne, je peux vous parler de Julien, de Max (qu'il faut absolument appeller Marion, sinon elle se met en pétard), d'Hugo, de Théo, de Béa, de Léa, et d'autres, que j'oublies très certainement, et auprès de qui je m'excuse.
Donc, la rentrée se passe normalement, première heures de court sur les chapeaux de roue. Tout s'annonce pour le mieux.
Seul hic : les matinées sont composées de cinq heures de cours, ce que je pensais irréalisable. Mais au contraire, on s'y fait plus ou moins vite.
Deux jours plus tard, ma première invitation à une soirée. Au programme : Hard Rock Café, puis fin de soirée chez Léa, en compagnie d'américain. N'ayant pas un anglais parfait, l'embetitude fut de retour le temps d'une soirée, ce qui cependant ne me décourage en rien.
Bon, c'est pas tout ça, mais sous peine de me faire flibuster le plexus solaire, je vais aller me coucher fissa, car il est déjà minuit, et le levé est plutôt matinal.
Ne vous en faites pas, tout va bien.
PS: Je m'excuse auprès de Margaux si ma version des faits ne lui plait pas...
PS2 : Ostéaaaaa.
Bonjour,
RépondreSupprimersympa le récit de la rentrée, on dirait que ça se passe bien alors...
Kisses from Duky
T'es génial :)
RépondreSupprimerJ'attends la suite ^^