Les nuages percés, dans le ciel obscurcit
Condamnés à nourrir la terre qui désire
Leur éxécution, ce leurre qu'est la vie
Préférant voir le mal plutôt que le plaisir
Les nuages percés, déversant le sérum
Dont la terre dépend pour qu'offrande se fasse
Et que l'on puisse enfin faire perdurer l'Homme
Avant que d'un revers tristement ne s'efface
Les nuages percés, victimes de leur tâche
Elevés aux cieux, élevés confinés
Grossissant chaque jour, et Dieu qui les attache
Les vide et les saigne de sa lame affinée
Les nuages percés, nous les avons vaincus
Asservis, maîtrisés, triomphe de l'Espèce
Dont se vantent, éhontés, gros ventres et gros culs
Mais les nuages sont moins cons qu'ils n'y paraissent
Les nuages percés, j'ai parfois peine à voir
Vos mines grisâtres témoins de votre mal
Vos mines qui parfois du gris vont vers le noir
Et je comprends alors que l'Homme est animal.
Benoît Dubos, 23/12/09.
J'aime.
RépondreSupprimerJe viens de voir que tu as mis un lien de mon blog, ça me fait plaisir, merci beaucoup :)
RépondreSupprimerJ'aurais vraiment aimé te voir plus longtemps au nouvel an, mais c'est déjà pas mal d'avoir réussi à te croiser!
Moi aussi j'aurais aimé te croiser Benoît.
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